Depuis
Juillet 2004, date à laquelle j'ai obtenu mon permis de conduire, je n'avais
jamais eut d'accident... jusqu'à lundi dernier.
Ce lundi-là,
j'étais partie un peu plus tôt du boulot pour me permettre de rejoindre ma sœur
et sa petite famille à Saint-Cyr-sur-Mer, en vacances pour la semaine. Finir la
journée à la plage en compagnie de ma petite nièce, que demander de plus à une
semaine de mes propres vacances.
Mais rien ne
s'est déroulé comme je l'avais prévu...
Je dois prendre l'autoroute d'Aubagne pour passer de
l'autre côté de Marseille. L’A7 au Nord de Marseille est déjà bien chargée. Je
m’insère dans la voie de droite prévue à cet effet pour rejoindre Aubagne, quand
la voiture juste devant moi se met à freiner. Les distances de sécurité n’étant
absolument pas respectées, et mon attention pas tout à fait au rendez-vous, je
freine trop tard. Je pile. Je me rends compte que je vais rentrer dans la voiture
devant moi. Appuyant sur le frein à enfoncer la pédale dans le sol, je braque
mon volant à droite, mais je n’ai pu éviter le choc. Je percute l’arrière droit
de la 106 devant moi.
Et là je me dis « NON c’est pas possible !!! Pas
maintenant… ». Tout s’est passé tellement vite. Je sors, je vois mon aile
gauche toute défoncée… les nerfs lâchent.
Alors que je fais le numéro de la
police, l’un de leurs fourgons arrive 5 min après et prend tout en charge.
Je suis toute tremblante et j’envoie
les premiers messages, je préviens ma sœur. J’entends l’un des policiers
déclarer dans son talkie-walkie que ma voiture ne roulera pas… mais comment je
fais moi pour rentrer chez moi. Tout ce bouscule. J’ai du mal à réfléchir, je
pense à mes vacances qui arrivent, j’ai les boules de pas voir ma nièce, et le
chat ?, je revois les images de l’accident
dans ma tête sans arrêt… heureusement, il n’y a que de la tôle froissée, tout
le monde va bien, pas de blessés.
Il me faut un moment avant de me
calmer avant de revenir plus ou moins efficace et de passer les bon appels
téléphoniques. La Police m’appelle pour remplir le constat. J’échange mes
coordonnées avec la mère de la jeune fille qui était devant moi pour établir le
constat pour l’assurance. Une collègue m’héberge sur Marseille le soir même, d’autres
pourront me ramener chez moi le lendemain. J’appelle Macif assistance qui me
rassure sur la procédure à suivre. Ma voiture est embarquée par un dépanneur et
la Police me dépose à Marseille.
Je pensais passer une bonne
soirée à la plage, et finalement, je me retrouve avec une voiture accidentée et
les nerfs en boule… Il faut dire aussi que je commençais à tirer un peu trop
sur la corde, accumulant la fatigue depuis plus de trois semaines, ne prenant
pas le temps de me reposer comme il le faudrait. Les distances de sécurité en
moins, l’accident était inévitable. Et je me dis que même si j’avais été en
forme, je ne l’aurais pas évité…
Presque une semaine après, ma
voiture attend patiemment dans un garage Citroën agréer Macif, un expert pour
évaluer les réparations et leur coût. L’accident est déclaré, le constat avec
la jeune fille signé. Maintenant, j’attends… mais je crois que tout cela me
servira de leçon… même si je m’en serais bien passée…